Verte à la lumière du jour, rouge pourpre sous la lampe : l’alexandrite est la pierre du changement de couleur. Découverte dans l’Oural, épuisée en Russie, retrouvée au Brésil — et très imitée dans le bijou du XXe siècle. Ce qu’il faut savoir avant de la faire estimer.
L’alexandrite est la variété de chrysobéryl colorée par le chrome. Elle transmet la lumière de telle sorte qu’elle paraît verte ou bleu-vert au jour, et rouge, pourpre ou framboise sous une lumière incandescente. Elle fut découverte au début des années 1830 dans les mines d’émeraude de l’Oural, près d’Iekaterinbourg, et nommée en l’honneur du futur tsar Alexandre II. Vert et rouge, les couleurs associées à la Russie impériale : elle devint la pierre de la cour. Voir le lexique des provenances.
Le changement de couleur d’abord ; puis l’origine, la pureté, la nature même de la pierre.
Le premier critère : un passage net du vert au rouge. Un changement partiel, ou qui vire au brun, pèse lourdement sur la valeur.
Les gisements russes, exploités au XIXe siècle, sont presque épuisés ; une alexandrite russe attestée porte une prime historique.
Hematita, dans le Minas Gerais, en 1987 : la découverte qui a remis la pierre sur le marché, avec des changements de couleur souvent excellents.
Sri Lanka : pierres plus grandes, changement souvent plus doux. L’Inde, la Tanzanie et le Zimbabwe complètent les sources actuelles.
Taillée en cabochon, une alexandrite chatoyante — un trait de lumière traverse la pierre — est doublement rare.
Depuis le début du XXe siècle, des corindons de synthèse à changement de couleur sont vendus comme « alexandrite » ; ils sont fréquents dans le bijou vintage. L’alexandrite de synthèse existe aussi. L’analyse tranche.
Une alexandrite s’estime d’abord sur la force de son changement de couleur, puis sur la pureté, le poids et l’origine. Le laboratoire établit la nature de la pierre — chrysobéryl naturel, chrysobéryl de synthèse, ou corindon imitant — et, lorsque c’est possible, l’origine. Les belles alexandrites dépassant quelques carats sont rares. Nos guides : le certificat de pierre précieuse · vendre un bijou vintage.
Un chrysobéryl coloré par le chrome, qui paraît vert au jour et rouge sous une lumière incandescente. Découverte dans l’Oural au début des années 1830, elle porte le nom du futur tsar Alexandre II.
Elle transmet le vert et le rouge à parts presque égales. La lumière du jour, riche en bleu-vert, la montre verte ; la lumière des lampes à incandescence, riche en rouge, la montre rouge.
Du Brésil (Hematita, depuis 1987), du Sri Lanka, de l’Inde, de Tanzanie et du Zimbabwe. Les gisements russes sont presque épuisés.
Souvent non : le bijou du XXe siècle regorge de corindons de synthèse à changement de couleur vendus sous ce nom, violets au jour et pourpres le soir. Une analyse le dit en quelques minutes.
La netteté du changement de couleur d’abord, puis la pureté, le poids, l’origine — la Russie ancienne porte une prime — et le phénomène d’œil-de-chat lorsqu’il existe.
À la maison Altmann, 22 rue Drouot, Paris 9e, sur rendez-vous. Estimation verbale gracieuse, pierre montée ou sur papier, avec ou sans certificat ; nous vous conseillons sur l’opportunité d’une analyse.
Faits vérifiables, relus en septembre 2026. Pour un cas précis, le rendez-vous tranche.
Une bague des années 1920 à 1960 vendue comme alexandrite est le plus souvent un saphir de synthèse à changement de couleur. Une pierre à vérifier avant tout espoir.
Le marché note le changement de couleur en pourcentage ; vert franc vers rouge franc en tête. Un changement gris-brun ne se rattrape pas par le poids.
L’alexandrite ne se chauffe pas et ne se traite pas : ce que l’on voit est ce qu’elle est. Seule la question naturelle ou synthétique se pose.
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