Une pierre ne vaut pas seulement par sa couleur et son poids : son lieu d’extraction, lorsqu’il est rare et attesté, change son ordre de valeur. Ce lexique réunit les provenances qui comptent, ce qu’elles changent, et ce qu’un négociant vérifie avant de les nommer.
En gemmologie, la provenance désigne le gisement d’origine d’une pierre. Elle ne se lit pas à l’œil nu : un laboratoire la déduit des inclusions, de la composition en éléments traces et de la comparaison avec des échantillons de référence de chaque gisement. Le certificat l’exprime comme une opinion documentée, et certaines pierres restent d’origine indéterminable. À couleur et pureté égales, une origine rare se paie ; une origine seule ne fait jamais la valeur d’une pierre médiocre. Pour les critères de base, voyez comment reconnaître une pierre précieuse.
Douze pierres, douze pages. Chacune dit ce que l’origine change à la valeur.
Le bleu velouté du Cachemire au sommet, puis Mogok et Ceylan ; Madagascar depuis les années 1990. L’origine des saphirs.
Mogok et son « sang de pigeon » non chauffé ; le Mozambique depuis 2009. L’origine des rubis.
Muzo, Chivor, Coscuez ; la Zambie et le Brésil ensuite. L’origine des émeraudes.
Rose, bleu, jaune : l’intensité fait la valeur, et la fermeture de la mine d’Argyle en 2020 a raréfié les roses. Diamants de couleur.
Le rose orangé du lotus, de Ceylan, dont le nom dépend d’une définition de laboratoire. Le padparadscha.
Le bleu néon du cuivre, découvert au Brésil en 1989, puis au Nigeria et au Mozambique. La Paraíba.
Mogok, Mahenge, Kuh-i-Lal : la pierre des couronnes, prise pour du rubis pendant des siècles. Le spinelle.
Verte le jour, rouge le soir : l’Oural des années 1830, le Brésil depuis 1987. L’alexandrite.
Le grenat vert de l’Oural, à la « queue de cheval », dans le bijou de 1880 à 1920. La démantoïde.
Lightning Ridge, en Australie : fond sombre et jeu de couleurs, une pierre très imitée. L’opale noire.
La jadéite de Birmanie, vert émeraude et translucide, de type A seulement. Le jade impérial.
Perles naturelles, sans nucléus, du Golfe Persique et de Bahreïn ; rien à voir avec les perles de culture. Les perles fines.
Les laboratoires indépendants — SSEF et Gübelin en Suisse, GRS, le LFG à Paris — comparent la pierre aux collections de référence de chaque gisement : inclusions caractéristiques, spectres d’absorption, éléments traces mesurés par spectrométrie. Réunis au sein du LMHC, ils s’accordent sur un vocabulaire commun pour des termes comme padparadscha ou Paraíba. Deux laboratoires peuvent différer sur une même pierre ; pour une pierre de valeur, un second rapport n’est pas un luxe. Notre guide : le certificat de pierre précieuse · vendre une pierre précieuse.
Une pierre dont le gisement d’origine est déterminé par un laboratoire et mentionné sur son certificat. Certaines origines — Cachemire, Mogok, Muzo, Paraíba — sont assez rares pour changer l’ordre de valeur d’une pierre.
Non. Un œil exercé soupçonne ; seul un laboratoire l’établit, par les inclusions et la chimie de la pierre. Il l’exprime comme une opinion, et la note parfois « indéterminée ».
SSEF, Gübelin, GRS et, en France, le LFG. Pour une pierre de valeur, deux rapports concordants pèsent plus qu’un seul.
Elle garde une valeur, nettement en dessous d’une pierre non chauffée de même origine. Le traitement est toujours mentionné sur le certificat.
Pas toujours. Un certificat coûte et prend plusieurs semaines ; la maison le conseille lorsque la pierre le justifie. Nous estimons d’abord, certificat en main ou non.
Non. Il établit les faits — nature, traitement, origine. Le prix dépend de la couleur, de la pureté, de la taille et de la demande du moment ; l’estimation se fait pierre en main.
À la maison Altmann, 22 rue Drouot, Paris 9e, sur rendez-vous. Estimation verbale gracieuse, pierre montée ou sur papier, certifiée ou non.
Faits vérifiables, relus en septembre 2026. Pour un cas précis, le rendez-vous tranche.
Une origine prestigieuse n’efface ni une couleur terne ni un traitement ; à l’inverse, une pierre superbe d’origine modeste se vend très bien. Le certificat décrit, il ne classe pas.
Chauffage des corindons, huilage des émeraudes, imprégnation des jades, diffusion du béryllium : le rapport le dit, et une pierre non traitée vaut davantage à qualité égale.
Ne faites jamais dessertir une pierre pour l’analyser : un laboratoire examine une pierre montée, et une monture signée ou d’époque peut valoir plus que la pierre.
Estimation gratuite et confidentielle, réponse sous 24 heures.
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