Ni rose, ni orange : entre les deux. Le padparadscha est la variété de saphir la plus discutée des laboratoires, parce que sa définition tient à une nuance. Ce qu’il est, d’où il vient, et ce qui fait sa valeur.
Le nom vient du cinghalais padma raga, « couleur du lotus ». Il désigne un corindon dont la couleur mêle le rose et l’orangé en proportion équilibrée, dans des tons clairs à moyens. Trop rose, c’est un saphir rose ; trop orangé, un saphir orange. Les laboratoires réunis au sein du LMHC ont fixé une définition commune pour que le terme ne soit pas galvaudé. Historiquement, la pierre vient de Ceylan, l’actuel Sri Lanka. Sur les autres saphirs : l’origine des saphirs · le lexique des provenances.
Six points qu’un négociant vérifie avant de prononcer le nom.
L’équilibre entre le rose et l’orangé, dans une saturation douce. Une pierre qui penche franchement d’un côté perd le nom, et une part de sa valeur.
Ceylan reste la référence. Madagascar produit depuis les années 1990 ; la Tanzanie et le Viêt Nam aussi. L’origine figure sur le certificat lorsqu’elle est déterminable.
Un padparadscha chauffé garde son nom si sa couleur répond à la définition ; une pierre non chauffée vaut nettement plus, à qualité égale.
Un traitement apparu au début des années 2000 donne à des saphirs une couleur orangée de surface. Ces pierres ne peuvent pas être appelées padparadscha ; seul un laboratoire le vérifie.
Certaines pierres, notamment de Madagascar, perdent une part de leur orangé sous la lumière. Les grands laboratoires testent cette stabilité et la notent sur le rapport.
Les beaux padparadscha sont rares au-delà de quelques carats. Le poids compte, mais après la couleur et la pureté.
Pour un padparadscha, le certificat n’est pas une option : c’est lui qui donne droit au nom. SSEF, Gübelin, GRS et le LFG l’attribuent selon la définition commune et mentionnent l’origine, le chauffage et, le cas échéant, la stabilité de la couleur. La maison lit ces rapports et sait ce qu’ils valent. Notre guide : le certificat de pierre précieuse · vendre un saphir.
Un saphir dont la couleur associe le rose et l’orangé en proportion équilibrée, dans des tons clairs à moyens. Le nom vient du cinghalais et évoque la fleur de lotus ; sa définition est fixée par les laboratoires.
Historiquement de Ceylan (Sri Lanka), qui reste la référence. Madagascar, la Tanzanie et le Viêt Nam en produisent aussi. Le certificat indique l’origine lorsqu’elle peut être établie.
Oui, si sa couleur répond à la définition. Mais une pierre non chauffée vaut nettement davantage, à qualité égale.
Un traitement qui colore en surface des saphirs pour leur donner une teinte orangée. Une pierre ainsi traitée ne peut pas être appelée padparadscha ; seul un laboratoire le détecte.
Parce que certains padparadscha, souvent de Madagascar, perdent une part de leur orangé à la lumière. Un rapport récent mentionne ce test ; un rapport ancien peut ne pas l’avoir fait.
À la maison Altmann, 22 rue Drouot, Paris 9e, sur rendez-vous. Estimation verbale gracieuse, pierre montée ou sur papier, avec ou sans certificat ; nous vous conseillons sur l’opportunité d’une analyse.
Faits vérifiables, relus en septembre 2026. Pour un cas précis, le rendez-vous tranche.
Le mot padparadscha n’a de valeur marchande que sur un certificat de laboratoire ; une pierre vendue sous ce nom sur une facture ancienne doit être revérifiée.
Trois états, trois ordres de valeur. La diffusion au béryllium exclut le nom ; le chauffage le conserve ; l’absence de traitement le porte au sommet.
Une origine Ceylan attestée, sans chauffage, dans une couleur équilibrée : c’est la combinaison que le marché recherche.
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